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Au sud de l’île grecque, Akrotiri est un emplacement de fouilles archéologiques. L’archéologue Spyridon Marinatos a découvert une ville appartenant à la civilisation des Cyclades, avec une forte influence minoenne en 1967. La ville a été ensevelie par une éruption volcanique (éruption minoenne, type plinien) similaire à l’ensevelissement des villes florissantes d’Herculanum et de Pompéi. Découvrez-en plus dans cet article.

L’histoire d’Akrotiri

Pendant plus de 3 500 ans, c’est ainsi qu’elle a été conservée. L’aperçu de l’histoire sociale, économique et culturelle de l’âge du bronze dans la mer Égée a été encore permis grâce à l’excellent état de conservation des bâtiments et de leurs magnifiques fresques. Le site de fouilles tire son nom du nom actuel du village d’Akrotiri, situé plus au nord sur une colline. Composée des plus anciennes roches volcaniques de l’île, cette colline a une longue histoire. Durant la domination latine sous le nom de La Ponta, Akrotiri constituait un des châteaux de Santorin. Akrotiri a été remis en 1336 par le duc Niccolò Sanudo comme fief à la famille Gozzadini de Bologne. Jusqu’en 1671, cette origine non-vénitienne leur permit de conserver leurs propriétés après la conquête turque. La forteresse de Goulas (du turc kule, tour) est située au centre du village, qui a été en grande partie détruit par le tremblement de terre de 1956.

Histoire des fouilles

Une entreprise de construction française a extrait de la pierre ponce et de la pouzzolane à Santorin, pour construire le canal de Suez en 1867. Ferdinand André Fouqué, le géologue de l’entreprise, a trouvé et enregistré des vestiges de murs et de fragments préhistoriques dans une vallée en contrebas d’Akrotiri et sur la petite île voisine de Thirassía. Il présente pour la première fois la thèse d’une civilisation ensevelie sous les renflements volcaniques. Trois ans plus tard, les archéologues français Albert Dumont et Claude Henri Gorceix, puis en 1899, l’Allemand Robert Zahn, procèdent à des fouilles non-systématiques sur le même site. Faute d’information sur la civilisation des Cyclades et ces fouilles, une estimation temporelle n’était pas encore possible, alors à partir de 1900 passèrent complètement à l’arrière-plan, face aux découvertes étonnantes faites sur l’île de Crète, située à 110 km au sud.

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État actuel des fouilles

On n’a dégagé qu’à peine deux hectares de la ville, qui occupait une surface bien plus grande au bout de quarante ans de fouilles continues. Il s’agit en fait d’une grande partie de la localité au moment de sa destruction au milieu du IIe millénaire av. J.C., la datation exacte est toujours en discussion. Dans des tranchées faites pour extraire les poteaux de soutènement des toits, les couches stratigraphiques plus anciennes n’ont été explorées que ponctuellement. Des fragments de poterie et d’autres artefacts y ont été trouvés du néolithique à différentes périodes de la civilisation cycladique. Pour les férus d’histoire et d’archéologie, l’Akrotiri est une aubaine pour s’adonner à leurs passions. Ils peuvent y passer faire un petit tour lors de leurs vacances en Grèce pour voir ce site de plus près.